Intervention d’Élodie JEANNETEAU – Décision modificative n°2 2026 sur la protection de l’enfance
Madame la Présidente, chers collègues, nous savons que le département investi énormément d’argent pour la protection des familles. Nous parlons énormément de protection des jeunes enfants placés avec des problèmes à la fois psychologiques voire psychiatriques parfois, et les difficultés que cela entraine. Nous parlons aussi beaucoup de santé périnatale, de dispositifs de soutien pour le post partum, c’est positif car ce sont des actions qui touchent à la santé mentale.
Mais face à la déflagration post-COVID, face aux déflagrations dans les familles, nous devons augmenter nos efforts de prévention. Vous le savez, nous insistons beaucoup sur ce point.
Et ici, nous observons toutefois que le budget de la Maison des Adolescents n’a pas augmenté par exemple, contrairement à ce que nous voyons sur d’autres compétences comme le tourisme. Cela ne nous satisfait pas.
Enfin, un autre sujet nous interpelle, c’est celui de la territorialisation.
Depuis plus d’un an, vous avez lancé plusieurs expérimentations avec la création des Maisons du département.
Quel est le bilan de cette expérimentation ? A-t-on gagné en efficacité ? Comment ces changements ont été perçus par les usagers ? Est-ce que cela a permis de régler plus efficacement leurs difficultés et de manière plus rapide ? Finalement, ce qu’on aimerait savoir c’est si ces mesures ont été efficientes ou pas.
Pour revenir à cette décision modificative, pour nous elle n’apporte que des ajustements, si on la lit de manière technique, elle montre un certain équilibre, certes, une maîtrise des dépenses de fonctionnement caractéristiques de la direction enfance familles.
Nous voterons donc favorablement. Ce que l’on regrette c’est qu’elle ne révèle pas d’effort supplémentaire sur la prévention et la santé mentale. Elle ne dit rien non plus des évaluations et de l’efficience de notre système et des expérimentations récentes. Il est pourtant grand temps de faire une analyse globale des 180 millions d’euros dépensés pour l’enfance en 2026.