Intervention de Vincent GUIBERT – Amendement dispositif « Collège en action »
Madame la Présidente, chers collègues,
Nous retirons notre amendement concernant les crédits d’investissement, mais nous maintenons celui relatif au dispositif « Collèges en action ».
Pour cette raison, nous voterons contre cette décision modificative. Non pas parce que nous contestons l’ensemble de son contenu, mais parce qu’elle traduit une divergence de fond sur les priorités budgétaires de notre collectivité.
Je souhaite revenir un instant sur ce que représentent réellement les dispositifs « Collèges en action » et les actions éducatives.
Derrière ces intitulés parfois un peu techniques, il y a très concrètement des projets culturels, sportifs, citoyens, environnementaux, des rencontres avec des artistes, des sorties pédagogiques, des actions de prévention, des initiatives qui permettent aux jeunes de s’ouvrir au monde, de développer leur esprit critique et de construire leur citoyenneté.
Ce sont souvent des projets qui donnent du sens à la vie du collège et qui permettent à certains jeunes de découvrir des horizons qu’ils n’auraient pas l’occasion de connaître autrement.
Or nous sommes dans une période où beaucoup de familles ne vont pas bien, où de nombreux jeunes expriment des fragilités, des inquiétudes, parfois un sentiment de décrochage ou de perte de repères. Nous parlons régulièrement ici du vivre-ensemble, de la citoyenneté, de l’engagement des jeunes ou encore de leur bien-être. Justement, ces dispositifs participent concrètement à apporter des réponses à ces enjeux.
C’est pourquoi nous avons du mal à comprendre le choix qui est fait aujourd’hui.
Le budget de « Collèges en action » a déjà diminué de 49 % l’an dernier. Il baisse encore de 10 % cette année. Les crédits consacrés aux actions éducatives ont, eux aussi, été réduits de manière très importante.
(Après une première diminution importante des crédits, passés de 375 000€ au budget primitif 2024 à 187 750€ au budget primitif 2025, le budget primitif 2026 prévoit une nouvelle baisse de l’enveloppe, ramenée à 168 975€).
Ces montants restent pourtant modestes à l’échelle du budget départemental. Dans le même temps, notre collectivité dispose d’un fonds de sauvegarde de 8,9 millions d’euros.
Dès lors, quel est le sens de ces économies ? Quel message adressons-nous aux équipes éducatives, aux collèges et aux jeunes de notre Département ?
Lorsque l’on dispose d’une telle capacité financière de précaution, nous pensons qu’il aurait été possible de préserver ces crédits, voire de les renforcer.
Pour nous, soutenir les projets éducatifs des collèges n’est pas une dépense de confort. C’est un investissement pour l’avenir, pour la réussite des jeunes et pour la cohésion de notre société.