Décision modificative n°2 2026 : une occasion manquée d’accélérer l’investissement

Décision modificative n°2 – Intervention de Grégory BLANC – Mobilités

Madame la Présidente.

Sur le fond, nous avons déposé un amendement qui, vous ne serez pas surpris, s’inscrit dans la vision que nous avons défendue lors du budget supplémentaire et des débats sur le PPI.

Premier point : la déviation des Alleuds. Il est urgent de réinscrire dès 2026 les 50 000 euros prévus au budget primitif pour lancer les opérations. Ils ont disparu au budget supplémentaire. Ce n’est pourtant pas un problème budgétaire : le fonds de sauvegarde représente 8,9 millions d’euros, qui peuvent servir à lancer des travaux d’investissement. Réinscrire ces crédits, c’est affirmer la volonté du Département d’engager très rapidement les travaux de cette déviation.

Deuxième point : la passerelle entre Gennes et Les Rosiers. Nous proposons d’inscrire 300 000 euros en 2026 pour les études. Nous savons tous que cette passerelle est utile : elle permettrait aux habitants du sud-Loire d’accéder à la gare des Rosiers, et aux habitants du nord-Loire, notamment les collégiens, de rejoindre le collège de Gennes.

Il s’agit d’un ouvrage sur une route départementale : le Département en est le maître d’ouvrage, c’est donc notre responsabilité. L’argent est là, il faut l’utiliser le plus vite possible. C’est ce que je disais ce matin en introduction.

Troisième point : l’encorbellement du pont de Bouchemaine. Cette proposition vise surtout à ouvrir le débat et à obtenir des réponses. Là encore, le Département est maître d’ouvrage et conduit les travaux.

Le président d’Angers Loire Métropole a annoncé dans la presse, sans que le Département ne s’exprime, que le projet était revu : il ne s’agirait plus d’une passerelle, mais d’un encorbellement sur le pont. Soit. Même si nous considérons ces travaux comme secondaires, ce choix ne nous paraît pas incohérent, bien au contraire.

En revanche, nous avons besoin d’y voir clair. Ce qui justifiait l’accélération de ces travaux et leur priorité sur d’autres, c’étaient notamment les subventions, en particulier européennes. Si le coût du projet est divisé par deux, nous proposons de réduire dès maintenant l’autorisation de programme de 3,5 millions d’euros, comme nous l’avons fait pour d’autres délibérations, afin de pouvoir utiliser cet argent ailleurs.

Car la question se pose : si les fonds européens sont affectés ailleurs, le Département financera-t-il demain 87 % de l’opération ? Ou restons-nous bien sur un partenariat à 50-50 ? Réduire l’autorisation de programme de 3,5 millions d’euros, c’est rester sur ce partenariat à parts égales.

Nous souhaitons donc des explications. C’est le sens de cette ligne de l’amendement. Des annonces sont parues dans la presse, sans aucun débat ni en commission ni dans cet hémicycle. Nous voulons savoir où va l’argent du Département et comment nous construisons des partenariats équitables avec l’ensemble des collectivités de Maine-et-Loire.

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