Amendement DM2 2026 : renforçons le dispositif Collège en action

Intervention de Vincent GUIBERT – Amendement dispositif « Collège en action »

Madame la Présidente, chers collègues,

Nous retirons notre amendement concernant les crédits d’investissement, mais nous maintenons celui relatif au dispositif « Collèges en action ».

Pour cette raison, nous voterons contre cette décision modificative. Non pas parce que nous contestons l’ensemble de son contenu, mais parce qu’elle traduit une divergence de fond sur les priorités budgétaires de notre collectivité.

Je souhaite revenir un instant sur ce que représentent réellement les dispositifs « Collèges en action » et les actions éducatives.

Derrière ces intitulés parfois un peu techniques, il y a très concrètement des projets culturels, sportifs, citoyens, environnementaux, des rencontres avec des artistes, des sorties pédagogiques, des actions de prévention, des initiatives qui permettent aux jeunes de s’ouvrir au monde, de développer leur esprit critique et de construire leur citoyenneté.

Ce sont souvent des projets qui donnent du sens à la vie du collège et qui permettent à certains jeunes de découvrir des horizons qu’ils n’auraient pas l’occasion de connaître autrement.

Or nous sommes dans une période où beaucoup de familles ne vont pas bien, où de nombreux jeunes expriment des fragilités, des inquiétudes, parfois un sentiment de décrochage ou de perte de repères. Nous parlons régulièrement ici du vivre-ensemble, de la citoyenneté, de l’engagement des jeunes ou encore de leur bien-être. Justement, ces dispositifs participent concrètement à apporter des réponses à ces enjeux.

C’est pourquoi nous avons du mal à comprendre le choix qui est fait aujourd’hui.

Le budget de « Collèges en action » a déjà diminué de 49 % l’an dernier. Il baisse encore de 10 % cette année. Les crédits consacrés aux actions éducatives ont, eux aussi, été réduits de manière très importante.

(Après une première diminution importante des crédits, passés de 375 000€ au budget primitif 2024 à 187 750€ au budget primitif 2025, le budget primitif 2026 prévoit une nouvelle baisse de l’enveloppe, ramenée à 168 975€).

Ces montants restent pourtant modestes à l’échelle du budget départemental. Dans le même temps, notre collectivité dispose d’un fonds de sauvegarde de 8,9 millions d’euros.

Dès lors, quel est le sens de ces économies ? Quel message adressons-nous aux équipes éducatives, aux collèges et aux jeunes de notre Département ?

Lorsque l’on dispose d’une telle capacité financière de précaution, nous pensons qu’il aurait été possible de préserver ces crédits, voire de les renforcer.

Pour nous, soutenir les projets éducatifs des collèges n’est pas une dépense de confort. C’est un investissement pour l’avenir, pour la réussite des jeunes et pour la cohésion de notre société.

180 M€ pour les politiques de prévention enfance, familles : quelle efficience ?

180 M€ pour les politiques de prévention enfance, familles : quelle efficience ?

Intervention d’Élodie JEANNETEAU – Décision modificative n°2 2026 sur la protection de l’enfance

Madame la Présidente, chers collègues, nous savons que le département investi énormément d’argent pour la protection des familles. Nous parlons énormément de protection des jeunes enfants placés avec des problèmes à la fois psychologiques voire psychiatriques parfois, et les difficultés que cela entraine. Nous parlons aussi beaucoup de santé périnatale, de dispositifs de soutien pour le post partum, c’est positif car ce sont des actions qui touchent à la santé mentale.

Mais face à la déflagration post-COVID, face aux déflagrations dans les familles, nous devons augmenter nos efforts de prévention. Vous le savez, nous insistons beaucoup sur ce point.

Et ici, nous observons toutefois que le budget de la Maison des Adolescents n’a pas augmenté par exemple, contrairement à ce que nous voyons sur d’autres compétences comme le tourisme. Cela ne nous satisfait pas.

Enfin, un autre sujet nous interpelle, c’est celui de la territorialisation.

Depuis plus d’un an, vous avez lancé plusieurs expérimentations avec la création des Maisons du département.

Quel est le bilan de cette expérimentation ? A-t-on gagné en efficacité ? Comment ces changements ont été perçus par les usagers ? Est-ce que cela a permis de régler plus efficacement leurs difficultés et de manière plus rapide ? Finalement, ce qu’on aimerait savoir c’est si ces mesures ont été efficientes ou pas.

Pour revenir à cette décision modificative, pour nous elle n’apporte que des ajustements, si on la lit de manière technique, elle montre un certain équilibre, certes, une maîtrise des dépenses de fonctionnement caractéristiques de la direction enfance familles.

Nous voterons donc favorablement. Ce que l’on regrette c’est qu’elle ne révèle pas d’effort supplémentaire sur la prévention et la santé mentale. Elle ne dit rien non plus des évaluations et de l’efficience de notre système et des expérimentations récentes. Il est pourtant grand temps de faire une analyse globale des 180 millions d’euros dépensés pour l’enfance en 2026.

Amendement DM2 2026 : ne sacrifions pas l’offre d’insertion

Intervention de Pascal RAIMBAULT – Amendement sur le maintien des crédits dédiés à l’offre dd’insertion

 

Madame la Présidente, cher-e-s collègues,

Nous devons maintenir nos efforts, en direction des publics les plus fragiles, en particulier du côté de la jeunesse dans le contexte que nous traversons et que vous connaissez.

Le taux de chômage des jeunes avoisine aujourd’hui les 20%. Nous nous apercevons que le nombre de bénéficiaires du RSA repart à la hausse alors même que toute la stratégie départementale 2021-2028 avait été établie sur la base d’une conjoncture bien plus favorable qu’elle ne l’est à présent.

A ce titre, où en sommes-nous de l’objectif de pleine opérabilité de la loi plein emploi sur les 15h d’activités qui avait été fixé à janvier 2026 ?

Par ailleurs, dans ce contexte, la dépense du Département pour le paiement de l’allocation repart lui aussi à la hausse. Il en est de même pour l’accompagnement. Ce qui est tout à fait logique.

Dans une telle circonstance, il nous semble indispensable, plus que jamais depuis le début de ce mandat, de maintenir pleinement nos efforts en direction des publics éloignés de l’emploi en particulier dans l’offre d’insertion.

Il nous semble également indispensable et logique de maintenir nos crédits en direction de la jeunesse, l’un des publics les plus frappés par la conjoncture de l’emploi.

Vous décidez, dans une telle période de :

  • Réduire les crédits du Fonds d’aide à l’insertion des jeunes de 50 000€.
  • Diminuer les autorisations d’engagement allouées à l’offre d’insertion de 30 000€.

Nous ne sommes pas pour ces diminutions de crédits. Nous sommes au contraire pour les maintenir et pour innover dans notre manière de créer de nouvelles offres d’insertion. Comme nous l’avons dit lors du débat d’orientation budgétaire et au Budget prévisionnel, profitons de ces 15 heures d’activité hebdomadaire pour déployer de nouveaux parcours sur les secteurs dont nous avons la responsabilité.

Comme l’a dit Grégory Blanc en introduction, concentrons-nous sur nos compétences obligatoires et maintenons nos efforts sur l’insertion des publics en difficulté.

Pour toutes ces raisons, nous vous proposons un amendement consistant à maintenir les crédits que vous proposez de réduire sur l’insertion.